• Tout un art-senal

    Pour mon dernier jour complet à Bangkok, pas de temple, mais un petit tour dans les musées d'art (musée national, galerie nationale) ainsi qu'au musée de la médecine.

    Tout un art-senal

     

     

    Alors avant toute chose, si vous allez un jour en Thaïlande, ne ratez pas la visite guidée (en français et sans supplément mais certains jours seulement) du musée national de Bangkok. Véronique, notre guide, nous a tous passionnés pendant deux heures trois quarts : une de ces visites que l'on prolongerait avec plaisir.

    Tout un art-senal

    Mais bon, l'heure tourne, comme cette roue, symbole des préceptes bouddhiques et l'une des toutes premières traces artistiques de cette Thaïlande "moderne", fruit d'influences hindoue et bouddhique.

    À travers seulement une quinzaine de pièces (sculptures et marionnettes), Véronique nous a éclairés sur la signification des principaux symboles utilisés dans la statuaire, la peinture et l'architecture thaïlandaises et nous a appris à reconnaître les différents grands styles en brossant conjointement une rapide histoire du pays et celle de l'art. Je ne vais pas vous refaire la visite, mais je vous invite à faire un tour dans la galerie photo pour commencer (promis, il n'y en a pas pour deux heures).

    Tout un art-senal

    Ci-dessus, la "pierre de Rosette" de Thaïlande : elle porte les premières inscriptions utilisant l'alphabet thaï, dans une version assez proche de ce qu'il est aujourd'hui ; rappelons que cette écriture est tout à fait propre au pays. Et, cocorico, c'est encore un Français qui l'a déchiffrée ! Champollion a dû se réincarner, je ne vois pas d'autre possibilité. wink2

    En ce qui concerne les marionnettes, je vous présente, de gauche à droite, les personnages du Ramakien, adaptation thaïe de l'épopée hindoue Ramayana : le prince Rama (incarnation de Vishnu, rien que ça, et nom donné aux rois de la dynastie en place aujourd'hui), sa chère et tendre Sita (elle aussi d'origine divine, pas de mésalliance), l'horrible méchant Tosakan (réincarné depuis en géant vendeur de maïs) et enfin le bien serviable dieu-singe Hanuman.

    Tout un art-senal

    En gros, Tosakan enlève la belle Sita que Rama, au désespoir (et peut-être aux rages ennemies, ce n'est pas précisé), tente de sauver, secondé par Hanuman. Ils vont subir moult épreuves physiques et spirituelles, bien entendu, avant de... Non, je ne vous révèle pas la fin, on ne sait jamais, des fois que le méchant gagnerait pour une fois...

     

    En ce qui concerne la Galerie nationale, déception : très petit musée, peut-être une trentaine d'oeuvres dans l'expo permanente (interdit de les prendre en photo), une vingtaine de peintures de feu le roi Rama IX et autant pour les autres artistes invités en expo temporaire (cliquez ici pour voir les quelques photos). Je restais sur ma faim. Du coup - et vu qu'il était déjà 14h - je suis parti manger.

    Tout un art-senal

    J'ai bien fait de me balader assez longuement après mon riz-nuggets de poulet, car la visite suivante, le musée de la médecine, était un peu dérangeante, comme prévu d'ailleurs. Outre les foetus malformés, on observe des adultes découpés en tranches ou à moitié dépecés : âmes sensibles s'abstenir. Je m'attendais à voir aussi l'évolution des instruments de médecine et éventuellement quelques informations sur les particularités (s'il y en a) de la médecine thaïe par rapport aux médecines occidentale, chinoise, etc. Mais non, que des bocaux et des squelettes.

    Je ne regrette pas pour autant d'y être allé, ne serait-ce que pour avoir eu l'occasion de voir le système nerveux complet d'un adulte (et rien que le système nerveux, débarrassé de tout le reste, juste tenu en place par des tiges : quel boulot ça a dû demander !) ; idem pour l'ensemble du système veineux, moins surprenant cependant ; il faut dire que je ne m'attendais pas à ce que le système nerveux soit si volumineux (et je ne parle pas de quantité, mais bien du diamètre de ces centaines de filins).

    Vous excuserez l'absence d'illustrations : pour les mêmes raisons qui m'ont empêché de photographier le célèbre corps d'enfant momifié par les sables au British Museum, je suis incapable de me prendre bras dessus dessous avec un vrai squelette (si, si, je l'ai vu faire !)  ou en train de faire un cool devant le corps difforme d'un foetus avec ses organes hors de lui... Peut-être une des limites de ma définition du sacré : je n'arrive pas à traiter ce qui fut un être animé véritable comme une peluche de Dingo à Disneyland.

     

    Du coup, je finis sur cette image plus légère : il s'agit du monument de la démocratie, vu avant et après les visites de musées de ce jour...

    Tout un art-senal

     

     

     

    « AndromaqueLes cloches sonnent, sonnent »

    Tags Tags : , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :